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Insécurité en Haïti : Nouvelle attaque de gangs armés à Thomassin et Kenscoff

La commune de Kenscoff, située à l’est de Port-au-Prince, est une nouvelle fois le théâtre de violents affrontements. Depuis les premières heures de ce dimanche 5 juillet 2026, de violents tirs à l’arme automatique retentissent dans les hauteurs de Thomassin. Selon des témoignages de riverains, des bandits lourdement armés mènent une offensive d’envergure, allant jusqu’à creuser des tranchées et tenter de prendre le contrôle de bâtiments stratégiques.

Cette nouvelle escalade de la violence pousse de nombreux habitants à fuir leurs maisons, tandis que la population locale tente de résister aux côtés de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des brigades d’autodéfense.

Une attaque de la coalition « Viv Ansanm » pourtant anticipée

Cette offensive majeure survient à peine quelques jours après un cri d’alarme officiel des autorités municipales. Le 30 juin 2026, le maire principal de Kenscoff, Massillon Jean, avait adressé une correspondance urgente au commissariat local pour signaler l’imminence de cette attaque contre le centre-ville et ses environs.

La commune fait face à des incursions répétées de la coalition criminelle « Viv Ansanm » depuis janvier 2025. L’inquiétude des autorités locales n’a cessé de croître face à la progression des gangs dans plusieurs localités stratégiques telles que :

  • Nouvelle Touraine
  • Sourçailles
  • Bélot
  • Tèt Kavri
  • Belle Fontaine (où le directeur de la chapelle Saint-Étienne et son frère ont été lâchement assassinés début juin 2026).

La mairie de Kenscoff réclame un appui aérien et gouvernemental

Face à une insécurité persistante et au fait que la dernière opération policière d’envergure remonte à août 2025, le Conseil exécutif intérimaire de Kenscoff exige des mesures drastiques.

Le maire Massillon Jean plaide pour une coordination immédiate entre les autorités locales, la PNH et le gouvernement central. Parmi les recommandations phares figurent le recours à des hélicoptères pour déployer des unités spécialisées dans les zones montagneuses d’accès difficile, ainsi que la mise en place de contrôles routiers stricts pour stopper le racket de la population par les gangs. Les autorités locales sollicitent également un soutien financier d’urgence pour organiser des assises communales sur la sécurité.

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