Le soulagement l’emporte temporairement pour la communauté haïtienne aux États-Unis. Alors que l’administration Trump prévoyait de suspendre le Statut de Protection Temporaire (TPS) ce mois-ci, la justice a tranché. La juge fédérale Denise Casper, siégeant au tribunal de district de Boston (Massachusetts), a révoqué cette décision gouvernementale. Ce jugement suspend l’ordre d’expulsion qui menaçait des milliers de familles en ce mois de février 2026.
Un revers juridique majeur pour Washington
L’administration américaine affirmait que les conditions de sécurité en Haïti s’étaient améliorées. Par conséquent, le gouvernement souhaitait mettre fin au programme de manière immédiate. Toutefois, la juge Denise Casper a estimé que cette analyse manquait de bases factuelles solides. Selon son ordonnance, le gouvernement n’a pas prouvé que les risques humanitaires avaient disparu sur l’île. De plus, elle a souligné que la fin brutale du statut causerait un préjudice irréparable aux bénéficiaires et à leurs enfants nés aux États-Unis.
Le maintien des droits pour 2026
Grâce à cette décision de l’instance fédérale de Boston, les ressortissants haïtiens conservent leurs droits. Ils peuvent continuer à travailler et à résider légalement sur le sol américain. En effet, la juge a rappelé que les procédures administratives doivent respecter les preuves réelles du terrain. Cette victoire juridique offre un sursis vital à une communauté intégrée depuis des décennies. Cependant, le département de la Justice a déjà annoncé son intention de contester ce verdict devant une cour d’appel.
On peut dire que la bataille pour le TPS est loin d’être terminée. Si la juge Casper a offert une bouffée d’oxygène aux Haïtiens, la pression de la Maison-Blanche reste intense. Pour l’instant, le droit l’emporte sur la politique migratoire stricte de février 2026.




