L’Administration Donald Trump intensifie son offensive diplomatique pour obtenir l’approbation du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant la création d’une « Force de répression des gangs » en Haïti, une mission pouvant atteindre 5,500 membres visant à lutter contre les gangs criminels qui contrôlent une grande partie d’Haïti.
Le plan, présenté conjointement avec le Panama, prévoit de doter la mission de capacités d’arrestation et de force létale, ainsi que d’un bureau des Nations Unies à Port-au-Prince pour assurer le soutien logistique et opérationnel.
L’objectif de la Maison Blanche est de reconfigurer l’actuelle Mission multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS), dont le mandat expire le 2 octobre 2025 et d’activer la nouvelle force avant la fin de cette année.
Bien que les États-Unis bénéficie déjà du soutien de la France, du Royaume-Uni, et du Canada entre autres, la proposition pourrait être rejetée si Moscou ou Pékin exerçent leur droit de veto. La Russie reste sous pression en raison des sanctions internationales découlant de la guerre en Ukraine, tandis que la Chine remet en question les droits de douane imposés sur ses exportations.
Washington serait en négociations directes avec la Chine et la Russie, les deux membres permanents les plus opposés à l’initiative, l’objectif stratégique est que la Chine et la Russie s’abstiennent de voter malgré leurs réserves, permettant ainsi à la résolution d’avancer.
Parallèlement, les États-Unis ont présenté leur proposition à l’Organisation des États Américains (OEA), en quête d’un consensus régional qui renforcerait leur position à l’ONU. Ils se heurtent à la résistance du Brésil, du Mexique et de la Colombie, tandis que les pays de la CARICOM et d’autres nations d’Amérique du Sud évaluent sa portée politique et militaire.
Le vote au Conseil de Sécurité sur cette résolution devrait avoir lieu au cours du mois de septembre.




