Sous les acclamations d’une foule acquise à sa cause, le policier Samuel, membre de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), a annoncé ce samedi sur la place du Canapé-Vert la reprise des mobilisations citoyennes. Selon lui, la lutte contre l’insécurité entre dans une nouvelle phase, face à l’immobilisme du pouvoir de transition dans la lutte contre les gangs armés.
Dans plusieurs quartiers de la capitale – Solino, Christ-Roi, Pacot, Debussy, Campeche, Delmas 30, Croix-des-Prés – des membres de brigades d’autodéfense ont été assassinés par des bandits. D’autres, blessés en tentant de protéger leur communauté, ont été hospitalisés sans aucune assistance de l’État, dénonce-t-il.
Samuel s’est également insurgé contre la gestion jugée discriminatoire des opérations de la Task-Force, qui utilise des drones kamikazes. Il critique une stratégie ciblant certaines zones tout en épargnant les bastions des chefs de gang, malgré les promesses d’action.
Le policier remet directement en question la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans ce dossier. Il appelle par ailleurs le Directeur général par intérim de la PNH, Rameau Normil, à démissionner s’il n’est pas en mesure de restaurer l’ordre public.




