Le Conseil électoral provisoire (CEP) a organisé, le 23 juin à Port-au-Prince, un atelier de planification visant à évaluer les avancées du processus électoral et à planifier les étapes à venir. L’événement a rassemblé des responsables nationaux et internationaux, dont le ministre délégué Joseph Gracien Jean et le président du CEP, Patrick Saint-Hilaire. Deux activités majeures sont en cours : la formation et l’évaluation des centres de vote, et l’implantation des structures déconcentrées dans tout le pays. Le CEP a recensé 1 534 centres de vote à vérifier et à équiper selon les normes légales.
Malgré les progrès, de fortes incertitudes subsistent quant à la tenue des scrutins, notamment à cause de l’insécurité dans plusieurs zones contrôlées par des gangs, comme dans l’Artibonite. Le CEP appelle à un soutien sécuritaire accru et reste concentré sur l’élaboration d’un calendrier et d’un budget électoral. De son côté, le gouvernement défend la légitimité du processus constitutionnel en insistant sur la participation de divers experts. Cependant, des doutes persistent sur la faisabilité d’organiser des élections et un référendum dans un contexte de crise humanitaire et d’insécurité grandissante.




