Depuis sa réinvestiture le 20 janvier, Donald Trump a intensifié la politique migratoire des États-Unis, entraînant l’arrestation de plus de 113 000 migrants et l’expulsion de 100 000 d’entre eux en quelques semaines. Cette politique a provoqué une chute spectaculaire des traversées à la frontière sud, tombées à 7 180 en mars contre 137 480 l’année précédente.
Des pays membres de la CELAC, comme le Mexique, ont dû accueillir un grand nombre de migrants expulsés, notamment des Vénézuéliens. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum prévoit d’aborder cette crise au prochain sommet au Honduras.
Dans le Triangle du Nord (Guatemala, Salvador, Honduras), les autorités restent en alerte, bien que la situation demeure relativement stable malgré les menaces de déportations massives. La reprise des expulsions par les États-Unis pose un défi de taille pour les gouvernements d’Amérique latine, qui doivent à la fois défendre leurs ressortissants à l’étranger et faire face à un retour massif de migrants dans des contextes économiques déjà fragiles.




