Parmi les 42 pays déjà qualifiés pour la Coupe du monde 2026, Haïti se distingue par un contraste saisissant : une qualification historique, mais une probabilité infime — estimée à seulement 0,02 % — de remporter le prestigieux trophée le 19 juillet prochain. Si cette projection statistique place la sélection haïtienne au dernier rang des chances de victoire, elle n’enlève rien à la portée symbolique et sportive d’un exploit qui a déjà marqué l’histoire.
Cette présence d’Haïti au Mondial représente en effet un moment exceptionnel pour le football national, plus de cinq décennies après la participation de 1974. Pour de nombreux observateurs, cette qualification témoigne d’un progrès tangible dans la discipline, dans un contexte où les moyens sportifs et financiers restent limités face aux géants mondiaux.
Les modèles prédictifs utilisés par les analystes conservent logiquement les nations traditionnellement dominantes : le Brésil, l’Argentine, la France, l’Angleterre ou encore l’Allemagne. Haïti, en revanche, doit composer avec un classement FIFA modeste, un effectif jeune et une expérience encore limitée au plus haut niveau international. Ces facteurs contribuent à cette estimation statistique extrêmement basse.
Cependant, le football réserve souvent des surprises. À chaque compétition mondiale, des équipes considérées comme « outsiders » déjouent les pronostics, créent la sensation et se hissent au-delà des attentes. Pour les supporters haïtiens, cette participation représente avant tout une opportunité : celle de montrer au monde la détermination, la combativité et le talent d’une nouvelle génération de joueurs.
Au-delà des chiffres, Haïti aborde cette Coupe du monde avec l’ambition de jouer son rôle pleinement, de défendre ses couleurs avec honneur et, pourquoi pas, de renverser les statistiques. Après tout, dans le football, les probabilités ne marquent pas de buts — les joueurs, si.




