Donald Trump a annoncé qu’il annulait tous les documents, décrets et décisions signés par Joe Biden grâce à un autopen, un appareil permettant de reproduire une signature. Selon lui, l’utilisation de cet outil aurait été irrégulière et certains documents n’auraient pas été directement approuvés par Biden. Il évoque même la possibilité d’accusations de parjure si l’ancien président contestait cette version.
Le nombre exact de textes concernés reste inconnu, bien que Biden ait signé 162 ordres exécutifs durant son mandat, dont plusieurs avaient déjà été révoqués auparavant. Trump affirme avoir ordonné une enquête interne dès le début de son second mandat sur l’usage « excessif » de l’autopen par la Maison-Blanche, laissant entendre qu’il aurait pu servir à masquer une incapacité de Biden à signer certains documents. Biden avait rejeté toutes ces accusations, confirmant assumer personnellement chaque décision prise pendant son mandat.
Un rapport républicain de novembre mentionnait des zones grises dans l’usage de l’autopen, sans prouver qu’il aurait été utilisé à l’insu de Biden. L’usage de cet outil reste légal : le département de la Justice l’a validé en 2005 sous Bush, et Trump lui-même reconnaît l’avoir utilisé pour des documents qu’il jugeait mineurs.




