Un drame s’est produit hier lundi devant les locaux du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) à Delmas 83. Zamy Wanderson, élève du Collège Canado Haïtien, a été tué d’une balle à la tête, tirée par l’arme d’un agent de sécurité du ministère.
Selon des témoins, l’agent aurait ouvert le feu en tentant de disperser une manifestation organisée par des professeurs stagiaires. Dans la confusion, le jeune étudiant, âgé de 19 ans, a été atteint mortellement.
Zamy Wanderson venait de terminer les épreuves du baccalauréat et attendait avec espoir les résultats. Sa mort brutale suscite une profonde indignation, d’autant plus qu’elle survient devant l’institution chargée de protéger et de former les élèves haïtiens.
Jusqu’à ce mardi matin (7 h 30), le MENFP n’avait toujours pas réagi à cette tragédie. Ce silence alimente les critiques et renforce la colère de nombreux citoyens, choqués par ce qu’ils considèrent comme un meurtre lâche commis par un agent censé garantir la sécurité. La disparition de Zamy Wanderson met une fois de plus en lumière le climat de violence qui règne dans le pays, où même les établissements liés à l’éducation ne sont pas épargnés.




