Fermé depuis maintenant six mois, l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince demeure hors service, avec une situation sécuritaire toujours critique. Pire encore, le climat d’insécurité s’est aggravé depuis le début de l’année 2025, les gangs ayant élargi leur emprise sur plusieurs quartiers de la capitale, y compris à Kenscoff.
Face à cette détérioration, les acteurs du secteur aéronautique s’alarment et exhortent les autorités haïtiennes à mettre en place des solutions concrètes pour permettre la reprise des vols commerciaux. Pourtant, aucune amélioration tangible ne se profile à l’horizon. Plusieurs compagnies aériennes ont d’ailleurs annoncé l’arrêt total de leurs opérations en Haïti. De son côté, la Federal Aviation Administration (FAA) ne prévoit pas de réévaluer la situation avant septembre 2025.
Parallèlement, les travaux de démolition des constructions anarchiques dans la zone sécuritaire de l’aéroport peinent à répondre aux normes internationales. Le ministère des Travaux publics, la mairie de Tabarre et les autres institutions engagées dans la task force poursuivent les opérations, mais les résultats se font encore attendre.




