Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que l’espace aérien « au-dessus et autour » du Venezuela devait désormais être considéré comme totalement fermé. Publiée sur Truth Social, cette directive s’adresse aux compagnies aériennes, aux pilotes et même aux réseaux criminels, les exhortant à éviter la zone. Aucune précision opérationnelle supplémentaire n’a été fournie.
Cette déclaration intervient alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire dans les Caraïbes, dans le cadre de leurs opérations contre les cartels de la drogue. Washington accuse le gouvernement vénézuélien de jouer un rôle central dans le narcotrafic, une accusation que Caracas rejette vigoureusement, dénonçant une manœuvre destinée à justifier une intervention américaine et à mettre la main sur les immenses ressources pétrolières du pays.
Au pouvoir depuis 2013, Nicolas Maduro fait face à une crise économique profonde et à l’exode d’une grande partie de la population. Son régime, reconduit lors de l’élection contestée de 2024, reste sous le coup de lourdes sanctions internationales. Les tensions ont grimpé récemment lorsque les forces américaines ont mené des frappes contre plus de vingt navires vénézuéliens soupçonnés de trafic, sans présenter de preuves publiques à ce jour.
La situation régionale s’alourdit, d’autant que plusieurs pays voisins — dont la République dominicaine et Trinité-et-Tobago — ont soutenu ou accueilli des initiatives militaires américaines. En parallèle, certaines compagnies aériennes internationales ont suspendu leurs liaisons avec Caracas, accentuant l’isolement du Venezuela.




