Le climat diplomatique se détériore brutalement entre Port-au-Prince et l’organisation régionale. Un bras de fer est officiellement engagé entre le gouvernement de facto haïtien et le président en exercice de la Communauté de la Caraïbe (CARICOM), le Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, Terrance Drew.
À l’origine de cette crise : une correspondance officielle dans laquelle Terrance Drew annonce son intention de se rendre en Haïti au tout début du mois de juin 2026. Cette mission d’observation vise à évaluer les avancées du processus de transition politique avant l’échéance du 7 juin, une date que le président de la CARICOM considère publiquement comme le terme de la transition actuelle.
Une fin de non-recevoir et des menaces sécuritaires
La réaction des autorités haïtiennes ne s’est pas fait attendre et s’avère particulièrement vigoureuse. Le gouvernement de facto a opposé une fin de non-recevoir catégorique à cette demande de visite.
Dans sa réponse, l’exécutif haïtien a explicitement signifié au dirigeant régional que, s’il choisissait de fouler le sol national, le pouvoir en place se trouverait dans l’impossibilité absolue de garantir sa sécurité durant son séjour.
Rappel immédiat de l’ambassadeur d’Haïti
Pour marquer son profond désaccord et protester officiellement contre ce qu’il qualifie d’ingérence ou de position hostile de la part de la présidence de la CARICOM, le gouvernement de facto a franchi un cap diplomatique majeur.
L’ambassadeur d’Haïti accrédité auprès de l’organisation régionale a été immédiatement rappelé à Port-au-Prince. Ce geste fort illustre la rupture de confiance temporaire entre Haïti et ses partenaires caribéens à l’approche de la date clé du 7 juin.




