Malgré un conflit ouvert autour d’un décret jugé inconstitutionnel et arbitraire, les membres du Conseil électoral provisoire (CEP) et le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, ont entamé des discussions cruciales. Une réunion de travail s’est tenue ce dimanche pour tenter d’accorder les violons sur la préparation des prochaines élections en Haïti, selon un communiqué officiel de l’institution électorale.
Le décret électoral du 2 juin au cœur des discussions
Cette rencontre de haut niveau, qui a réuni plusieurs membres du gouvernement ainsi que les conseillers stratégiques du chef de la Primature, avait pour but de désamorcer la crise. Le principal point de discorde repose sur le décret électoral publié le 2 juin dernier, un texte fortement contesté par le CEP qui le qualifie d’arbitraire.
Les échanges ont principalement porté sur :
- Les amendements nécessaires à apporter au décret du 2 juin ;
- Les conditions matérielles et politiques indispensables à la tenue du futur scrutin ;
- Les garanties pour préserver l’indépendance de l’institution électorale.
Vers des élections crédibles, libres et inclusives ?
Dans un pays qui cherche désespérément à renouer avec la stabilité démocratique après plusieurs années d’un vide institutionnel profond, le défi est de taille. Le CEP et le gouvernement Fils-Aimé ont débattu des mécanismes à mettre en place pour offrir des garanties solides à la population et à la communauté internationale.
L’objectif affiché est d’assurer un processus électoral qui soit à la fois :
- Libre : Permettre l’expression démocratique sans coercition.
- Inclusif : Intégrer toutes les forces vives de la scène politique haïtienne.
- Transparent : Éviter toute suspicion de fraude ou de manipulation des votes.
- Crédible : Obtenir la reconnaissance des résultats par l’ensemble des acteurs.
Pas de calendrier électoral à l’horizon
À l’issue de cette séance de travail, les deux entités ont convenu de poursuivre le dialogue afin d’améliorer la coordination technique. Toutefois, le communiqué officiel a laissé les observateurs sur leur faim : aucune date précise ni aucun calendrier électoral n’ont été dévoilés pour la tenue des prochaines consultations populaires.




