Le système judiciaire brésilien pourrait bientôt durcir le ton face aux dénonciations calomnieuses. En ce début d’année 2026, le Congrès examine le projet de loi PL 5648/2025. Ce texte vise spécifiquement les personnes qui inventent des agressions sexuelles pour nuire à autrui.
Un renforcement des sanctions actuelles
La législation brésilienne punit déjà la dénonciation calomnieuse par une peine de 2 à 8 ans de prison. Cependant, ce nouveau projet propose d’augmenter cette sanction de moitié, voire de la doubler, si l’accusation concerne un viol. Dans les cas les plus graves, le coupable d’une fausse déclaration pourrait risquer jusqu’à 16 ans de réclusion. Les partisans du projet affirment que cette mesure protège l’honneur des citoyens injustement ciblés.
Un débat qui divise la société
Malgré cet objectif, le texte rencontre une forte opposition. De nombreuses organisations craignent que cette menace judiciaire n’effraie les véritables victimes. En effet, prouver un crime sexuel reste complexe et souvent sans témoins. Le risque de voir une plainte classée sans suite se transformer en poursuite contre la victime inquiète les défenseurs des droits humains.
Le projet poursuit son parcours législatif au sein des commissions de la Chambre des députés. Le pays cherche désormais un équilibre entre la lutte contre la calomnie et la protection nécessaire des victimes d’agressions réelles.




