La violence en Haïti franchit un nouveau palier inquiétant. Elle ne se limite plus aux gangs armés. Elle s’infiltre désormais jusque dans les symboles de l’autorité publique. Lundi à l’aube, la police a déjoué une tentative d’enlèvement entre Delmas 31 et Delmas 33. Cette opération révèle une réalité troublante pour la population.
Deux présumés ravisseurs neutralisés par la police
L’intervention des forces de l’ordre a causé la mort de deux suspects. Ce fait choque particulièrement l’opinion publique car l’un des assaillants portait un uniforme de la Police Nationale d’Haïti (PNH). De plus, les malfrats utilisaient un véhicule blanc de type Patrol. Ce dernier arborait la plaque SE 00871, normalement réservée aux services de l’État.
Une confusion volontaire pour piéger les citoyens ?
Des échanges de tirs ont éclaté quand les agents ont stoppé le kidnapping. Aucune communication officielle n’a encore confirmé l’identité précise des personnes impliquées. Cependant, l’usage d’équipements policiers par des criminels augmente l’inquiétude générale. La population s’interroge maintenant sur la capacité de la PNH à protéger son image contre ces infiltrations.
Delmas sous une pression sécuritaire constante
Les quartiers de Delmas 30, 31 et 75 subissent une forte insécurité depuis plusieurs semaines. Samedi dernier, la police a déjà neutralisé deux autres présumés ravisseurs dans des circonstances similaires. Cet incident rappelle que la lutte contre le banditisme exige une restauration urgente de la crédibilité des institutions. La sécurité publique reste aujourd’hui le test majeur de l’autorité de l’État.




