« Le temps presse », a déclaré le président kényan en appelant à une transition rapide et organisée en Haïti. Il exhorte l’ONU à assumer pleinement ses responsabilités afin d’empêcher un vide sécuritaire qui risquerait d’aggraver la crise. Selon lui, l’avenir de la mission dépend désormais d’un engagement international « plus ferme, mieux coordonné et surtout plus concret ».
Malgré le déploiement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS), conduite par Nairobi, les résultats restent limités. Les violences armées persistent et la stabilité attendue n’a pas été atteinte. L’annonce du retrait kényan suscite donc de fortes inquiétudes : les progrès fragiles réalisés pourront-ils être consolidés ou Haïti fera-t-il face à un nouvel abandon ?
Pour plusieurs analystes, cette décision révèle une réalité incontournable : sans un soutien logistique, financier et politique accru de la communauté internationale, la mission kényane avait peu de chances de réussir. L’avenir de l’opération repose désormais entre les mains de l’ONU et de ses partenaires, appelés à décider rapidement de la suite à donner.




