WASHINGTON – Le service américain de l’immigration et des douanes (ICE) a franchi un seuil historique en procédant à l’arrestation de 51 000 personnes au cours du seul mois de juillet. Selon des données internes consultées par plusieurs sources, il s’agit du chiffre mensuel le plus élevé jamais enregistré depuis la création du Département de la Sécurité intérieure (DHS).
Une intensification des opérations, notamment dans les aéroports
Cette augmentation nette des interpellations s’inscrit dans le cadre d’une accélération discrète mais systématique des opérations de maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire américain.
L’un des éléments marquants de cette offensive concerne les contrôles ciblés dans les infrastructures de transport : plus de 30 personnes ont été arrêtées dans les aéroports au cours du mois de juillet.
Selon les déclarations d’un avocat spécialisé en droit de l’immigration interrogé par ABC News, plusieurs des individus placés en détention ne présentaient aucun casier judiciaire et détenaient pourtant des autorisations de travail ou des documents de libération conditionnelle valide.
Bilan des expulsions et position ferme du DHS
Ces nouvelles arrestations viennent s’ajouter à des statistiques d’éloignement déjà très élevées. Dès le mois de juin, le DHS rapportait que le nombre total d’expulsions réalisées depuis le début de l’exercice financier s’élevait à 356 389 personnes.
Interrogé sur la stratégie globale, un porte-parole du DHS a confirmé la ligne dure adoptée par l’administration du président Donald Trump :
« Le Département de la Sécurité intérieure a annulé la politique désastreuse de l’ère Biden qui permettait aux étrangers en situation irrégulière de circuler librement sur le territoire américain. Sous la présidence de Donald Trump, le DHS ne tolérera plus cela. Cette administration s’efforce de garantir que les étrangers en situation irrégulière ne puissent plus voyager par avion, sauf pour quitter le territoire américain en vue d’une expulsion. »
Des pressions politiques pour intensifier les contrôles
Malgré ce niveau record d’interpellations, la pression politique reste forte au sein de la droite américaine. Des figures conservatrices et des groupes d’influence estiment que ces mesures demeurent insuffisantes au regard des objectifs annoncés.
Mike Howell, président de l’organisation Oversight Project, a notamment déclaré craindre que ces statistiques ne reflètent pas l’ampleur réelle des entrées sur le territoire. Il demande un ciblage accru des lieux de travail et a engagé des poursuites judiciaires contre le DHS afin de forcer la publication intégrale et transparente des données migratoires.




