Reondissement majeur dans la politique d’immigration américaine. Face à une vague de contestations, l’administration américaine a choisi d’assouplir sa position concernant les modalités de dépôt des demandes de résidence permanente, communément appelée carte verte.
L’institution des services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) avait initialement exigé que les ressortissants étrangers séjournant temporairement sur le sol américain retournent dans leur pays d’origine pour effectuer leurs démarches. Cependant, le ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security) vient de faire marche arrière en apportant une clarification de taille.
Une évaluation au cas par cas pour éviter le blocage des travailleurs qualifiés
Cette mise au point, relayée en exclusivité par le New York Times, précise que l’obligation de retour au pays ne sera pas systématique. Elle sera appliquée au cas par cas, selon l’évaluation et la libre appréciation des agents de l’immigration lors de l’étude des dossiers.
Les autorités fédérales défendent ce choix en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une refonte réglementaire, mais simplement de l’application d’une politique déjà encadrée par la loi actuelle. L’administration a également tenu à rassurer le secteur économique en affirmant que les travailleurs qualifiés étrangers ne devraient pas subir d’impacts négatifs significatifs à la suite de cette décision.
Une victoire pour les défenseurs des droits des migrants
Ce revirement stratégique intervient après de vives tensions politiques à Washington. Plusieurs organisations de défense des droits des migrants ainsi que des élus du Parti démocrate étaient montés au créneau pour dénoncer une mesure jugée trop stricte, qui aurait pu perturber le statut légal de milliers de professionnels et de familles déjà installés temporairement aux États-Unis.




