Une action en justice contre le Département de la Sécurité intérieure (DHS)
Cinq ressortissants haïtiens bénéficiant du statut de protection temporaire (TPS) ont intenté une action en justice contre le Département de la Sécurité intérieure (DHS) des États-Unis pour contester la décision de mettre fin à cette protection. Ils dénoncent une décision arbitraire, discriminatoire et motivée par une hostilité raciale, notamment liée à des propos tenus par Donald Trump en 2024.
Le TPS permettait aux Haïtiens de résider et travailler légalement
Instauré en 2010 après le séisme en Haïti, le TPS permettait aux Haïtiens de résider et travailler légalement aux États-Unis. Malgré la détérioration grave de la situation sécuritaire en Haïti, le DHS tente de réduire la durée du TPS, exposant les bénéficiaires à des risques élevés en cas de retour. Une précédente décision de justice a déjà invalidé cette tentative, maintenant l’échéance du TPS au 3 février 2026.
Tous menacés par une possible déportation
Parmi les plaignants figurent un infirmier, un doctorant diabétique et une femme atteinte de tuberculose, tous menacés par une possible déportation. Le recours met en avant l’instabilité actuelle en Haïti — marquée par la violence, les déplacements massifs et la crise humanitaire — ainsi que le comportement exemplaire des bénéficiaires du TPS. Les avocats affirment que ces personnes représentent exactement le type de migrants que le Congrès voulait protéger avec la création du TPS.




